Le chien sauveur

Le chien sauveur

L’été 2018, j’ai adopté un merveilleux chiot : Robin-des-bois.

Un chiot bouvier bernois qui fait mon bonheur.

Pourtant, rien n’était en faveur de l’adoption de ce chiot.

Les croyances de ma famille me prévenaient que le malheur s’abbatrait sur ma maison si un chien y dormait.

Nous ne sommes ni organisés ni ordonnés. Un chiot, dans un bazar sans nom avec deux enfants en bas âge, c’est pas exactement la situation idéale.

Je n’ai pas une super santé de fer, je ne sais pas sortir tous les jours et faire de longues promenades. J’ai peur des chiens aussi.

Pourtant, je voulais ce chien. Avec obsession.

J’ai eu un énorme coup de coeur il y a deux ans pour cette race, et plus je me renseignais sur elle et plus je voyais à quel point elle me correspondait bien : un grand chien placide, calme, qui a besoin de sortir régulièrement mais sur de courtes durées et de courtes distances, qui est impressionnant par son poids et sa taille bien qu’il soit un nounours dans son comportement, pot-de-colle, câlin, peu fugueur, avec des poils assez longs mais qui ne demandent pas un entretien quotidien…

Si je devais me réincarner en chien, je serais un bouvier bernois.

Je me suis longuement interrogée sur cette obsession d’adopter un chien. J’ai fini par comprendre : un chien, ça me protègera. Parce que l’un de mes agresseurs, l’homme qui m’a fait le plus de mal et sur une très longue période, a peur des chiens. Parce qu’un chien me défendra quoi qu’il arrive. Parce qu’un chien m’aimera même quand je ne serai qu’une loque pleine de morve, tremblante à cause de mes souvenirs. Parce qu’il m’aimera aussi lorsque je ne serai pas parfaite. Parce qu’il ne me jugera jamais. Parce qu’il aura besoin qu’on s’occupe de lui sans dépendre de moi à chaque minute.

Je ne m’occupe pas assez de mon chien. Heureusement que mon chéri pallie mes absences. Pourtant, ce chien me fait énormément de bien. Le savoir à mes côtés me rassure et me donne de l’énergie. Il est encore chiot et donc plein de fougue. Mais, dès qu’il sera plus calme, j’aimerais le prendre partout avec moi (pour autant qu’il soit bien).

Nous avons nos petits rituels. Le soir, quand je montre les signes que je vais monter dormir, il court joyeusement jusqu’à moi. Il met ses pattes avant sur le repose-pied et dépose sa tête sur mon épaule pour un énorme câlin. Il en redemande encore et encore. Parfois, ce moment tout doux dure plus d’une demie heure. Il me fait des bisous, réclame des caresses, se pose sur mon épaule ou ma poitrine. Sa queue balaie tout sur son passage, au rythme de ses battements joyeux.

Puis, il sait que je vais dormir. Alors, il retourne se coucher et je monte.

J’aime ces doux moments avec lui. Je suis heureuse qu’il soit dans nos vie. Il est celui qui manquait pour que notre famille soit complète.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *